« 435-1 m'a tué·e » : SAVE investit l'espace public contre les violences policières
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« 435-1 m'a tué·e » est une exposition itinérante portée par l'association SAVE, mêlant art et militantisme. Elle dénonce les violences policières et l'impunité liée à l'article de loi qui assouplit les conditions d'usage des armes sur des véhicules en mouvement.
L'association SAVE (Stop aux Violences d'État) a lancé ce week-end son exposition itinérante « 435-1 m'a tué·e ». Conçue comme un parcours pédagogique, elle mêle peintures à l'huile, photographies, débats et performances pour rendre hommage aux victimes de violences d’État, interpeller sur l'article L.435-1 du Code de sécurité intérieure et dénoncer l'impunité policière qui l'entoure.
Ce texte, adopté en 2017, a élargi le droit pour les agents de la police nationale de faire usage de leur arme en cas de refus d'obtempérer. Selon SAVE, depuis son entrée en vigueur, 37 personnes ont été tuées dans ce contexte - une situation que l’association dénonce comme un « permis de tuer ».
SAVE a été fondée en 2023 par des proches de victimes, dont son président Issam El Khalfaoui, père de Souheil, tué par la police à Marseille en 2021 à l’âge de 19 ans. Pour lui, l’ambition de la campagne est de « réunir artistes, chercheurs et responsables politiques autour d’un projet commun, capable de toucher des publics qui ne se seraient pas spontanément intéressés à la question. »
Lors de l’étape à Saint-Denis, les tables rondes organisées par SAVE ont réuni des élu·es, chercheur·es et militant·es pour débattre sur la question du désarmement de la police, ainsi que sur la criminalisation des corps non-blancs. Après l’Île-de-France, la tournée se poursuivra à Marseille le 26 avril, à Rennes le 13 juin et à Lille le 27 juin.