Date des faits
Lieu des faits
Mont Dore (Kanaky-Nouvelle-Calédonie)
Victime(s)
Rock Victorin Wamytan (homme)
Samuel Moekia (homme)
Johan Kaidine (homme)
Conséquence(s)
Décès
Corps impliqué
Gendarmerie nationale, GIGN
Thème(s)
Partenaire(s)
Le Monde
Francesco Sebregondi, Filippo Ortona, Nadav Joffe, Guillaume Seyller, Basile Trouillet Francesco Sebregondi Enquête de terrain Filippo Ortona Enquête de terrain Nadav Joffe Enquête de terrain, Modélisation 3D Guillaume Seyller Modélisation 3D Basile Trouillet Montage, Motion design

En novembre 2024, l’équipe d’Index s’est rendue en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, au lendemain d’un soulèvement qui a embrasé cette île du Pacifique, faisant quatorze morts. Trois d’entre eux ont été tués dans la tribu de Saint-Louis, fief indépendantiste situé à l’est de Nouméa et épicentre de la révolte.

Entre le 10 juillet et le 19 septembre 2024, Rock Victorin Wamytan, Samuel Moekia et Johan Kaidine ont été abattus par des tirs du GIGN au cours d’une vaste opération menée par la gendarmerie nationale contre un groupe de jeunes insurgés.

À Saint-Louis, nous avons recueilli des dizaines de témoignages, ainsi que des documents et images inédites, afin de comprendre comment les autorités françaises ont repris, par tous les moyens nécessaires, le contrôle de la route qui traverse la tribu.

Pendant plusieurs mois, en partenariat avec Le Monde, nous avons poursuivi et approfondi cette enquête. Elle donne aujourd’hui lieu à une série en trois volets, publiée par Le Monde dans un format enrichi de cartes, photos, vidéos et animations 3D interactives.

Le premier volet est à découvrir dès aujourd'hui sur le site du Monde.

Volet 1 : Au cœur des émeutes de Nouvelle-Calédonie, quand la mort de « Banane », abattu par le GIGN, lance le siège de Saint-Louis

Le 10 juillet 2024, après plusieurs semaines d’émeutes dans un climat insurrectionnel, Rock Victorin Wamytan, dit « Banane », 38 ans, est abattu par le tir d’un sniper du GIGN, le groupe d’élite de la gendarmerie nationale. Sa mort marque un tournant dans l’action de l’État pour reprendre le contrôle de la RP1, la route provinciale numéro 1, qui traverse la tribu de Saint-Louis, un fief indépendantiste, et relie le sud de l’île au reste de la Grande Terre.

Volet 2 : Au cœur des émeutes de Nouvelle-Calédonie, des jours de négociations étouffantes autour du blocus de Saint-Louis

Après la mort de « Banane », l’étau va se resserrer autour de la tribu de Saint-Louis. Seul point encore véritablement sensible dans l’archipel calédonien, la tribu va être soumise à des mesures de sécurité de plus en plus contraignantes.

Volet 3 : Au cœur des émeutes de Nouvelle-Calédonie, avec la fin du siège de Saint-Louis, le prix de la paix par la force

Il y a un an, le blocus de la tribu de Saint-Louis, pour le contrôle de 6 kilomètres de route, s’est achevé par la mort de deux lieutenants du chef de bande « Banane », déjà abattu par le GIGN.

Lire le volet 3 sur Le Monde