Mutilation de Gabriel Pontonnier : le CRS relaxé en première instance
Près de sept ans après les faits, le major de CRS mis en cause pour la mutilation de la main droite de Gabriel Pontonnier a été relaxé en première instance.
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, le 17 octobre 2025, la relaxe d’un major de CRS poursuivi pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation permanente » pour avoir provoqué la mutilation de la main droite de Gabriel Pontonnier.
Les faits remontent au 8 décembre 2018, lors de l’acte IV des Gilets jaunes. Gabriel Pontonnier, alors âgé de 21 ans, était en train de quitter une manifestation sur les Champs-Élysées, quand le major Jacky D. avait lancé une grenade lacrymogène GLI-F4 dans sa direction. Gravement blessé par l’explosion de l’engin, Gabriel Pontonnier avait eu trois doigts arrachés de la main droite.
Lors de l’audience, à la demande des avocats de la famille Pontonnier, le tribunal a montré la reconstitution des faits réalisée par Index. Le parquet avait requis un an de prison avec sursis pour le policier mis en cause, estimant que le lancer de la grenade n’était « ni nécessaire, ni proportionné ».
Les juges ont toutefois considéré que le policier avait agi dans le respect des réglementations et dans un contexte de « péril imminent » pour son unité, justifiant ainsi l’usage de la force. La munition GLI-F4, contenant une charge explosive de TNT, a depuis été retirée du service par le ministère de l’Intérieur en 2020 en raison de sa dangerosité.
