Manuel Coisne : la justice va examiner la responsabilité de Didier Lallement

Éborgnement du gilet jaune Manuel Coisne : la justice va examiner la responsabilité de Didier Lallement

Pour la première fois, l’ancien préfet de Paris Didier Lallement va être mis en cause en tant que «donneur d’ordre», suite à une plainte d’une victime d’un tir de grenade lacrymogène.

Publié le 19.12.2025

Manuel Coisne a été grièvement blessé au visage par un tir de grenade lacrymogène, le 16 novembre 2019, lors du premier anniversaire des Gilets jaunes place d’Italie, à Paris. L’impact lui a fait perdre l’usage d’un œil.

Une enquête du journal Le Monde, corroborée par une expertise balistique durant l’instruction, a établi que le CRS auteur du tir avait effectué un tir tendu, en violation des règles d’emploi de son arme. En octobre 2024, la justice a ordonné le renvoi du policier devant une cour criminelle pour « violences volontaires » exercées « par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le fonctionnaire a toutefois fait appel de cette décision. C’est lors de l’examen de ce recours que la cour d’appel de Paris a enjoint au juge d’instruction d’étudier la plainte qui avait été déposée dans le même dossier, visant l’ancien préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Dans son arrêt, la chambre de l’instruction rappelle que ce dernier avait ordonné la mise en place d’une nasse policière autour de la place et un « usage non maîtrisé et dangereux des armes », créant ainsi les conditions ayant mené à la blessure de Manuel Coisne.


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